Je me suis aligné sur La Brécéenne sans savoir que c’était un trail : chaussures de route, pas de gourdes, des champs, des sous-bois et un tunnel les pieds dans l’eau. 40e sur 183, et ma course préférée de la saison.

Toutes les infos pratiques de l’épreuve, formats, parcours et inscriptions, sont dans ma fiche course La Brécéenne. Ici, je raconte comment je l’ai vécue, en commençant par l’erreur qui a tout conditionné : je ne savais pas que c’était un trail.

L’objectif

Aucun, pour être honnête. J’y allais sur invitation, sur le format intermédiaire, avec l’idée de faire une belle sortie. Dans ma tête, « course nature » voulait dire chemins stabilisés et voie verte. J’ai préparé mon sac comme pour un 10 km sur route.

Équipement utilisé

Voici ce que j’avais sur moi, avec le recul que ça mérite :

Chaussures : Hoka Clifton 9 : une pure chaussure de route, et c’était l’erreur du jour.
Chaussettes : KIPRUN run900 fines mi-mollet noires : confort optimal et aucune ampoule.
Haut : T-shirt DRY-EX Uniqlo.
Bas : short Nike Challenger 5in.
Montre : Garmin Forerunner 255S : pour le suivi cardio et les splits réguliers.
Nutrition : 2 gels 100 Maurten.
Hydratation : boisson isotonique, mais sans gilet pour emporter des gourdes sur le parcours.
Accessoires : casquette New Balance Performance Hat V 2.0 Black, lunettes Oakley Sutro Lite Matte Black avec verres Prizm Road et crème anti-frottements Nok Akiléine.

La course

Ça part vite, et je pars avec. Premier kilomètre en 4’41, sur un début roulant qui ne prévient de rien. Puis le parcours quitte le bitume et montre son vrai visage : traversées de champs, sous-bois, passage de ruisseau, et un tunnel à franchir les pieds dans l’eau.

C’est là que mes Clifton m’ont rappelé ce qu’elles sont. Dès que le sol devient gras, la semelle décroche. Très glissant, voire dangereux par endroits, et beaucoup d’énergie dépensée à sécuriser des appuis que des crampons auraient rendus évidents.

Le rythme, lui, ne retombe jamais vraiment. Les kilomètres s’enchaînent entre 4’55 et 5’15, avec un seul vrai décrochage à 5’43 sur le onzième, celui qui cumule le plus de dénivelé. Ma fréquence cardiaque s’installe à 183 de moyenne et ne redescend plus : sur le papier 136 m de D+, ce n’est rien ; dans les jambes, avec le terrain et les relances, c’est une course de seuil du début à la fin.

Je passe la ligne en 1 h 10 min 20 s, 40e sur 183, 7e sur 22 dans ma catégorie. Et sans avoir bu une goutte sur le parcours, faute d’avoir prévu de quoi porter mon bidon.

Données clés

DonnéeValeur
Distance13,7 km
Temps officiel1 h 10 min 20 s
Allure moyenne5’09 / km
D+136 m
Fréquence cardiaque moyenne / max183 / 195 bpm
Cadence moyenne159 ppm
Meilleur 10 km50’31
Classement général40e / 183
Classement catégorie7e / 22

Ce que j’en retiens

Deux erreurs, et aucune excuse : des chaussures de route sur un trail, et pas de quoi boire. Les deux se corrigent avant le départ, pas pendant.

Et pourtant, c’est ma course préférée de la saison. Le terrain, le rythme, le tunnel les pieds dans l’eau, l’ambiance : tout ce qui manque aux courses sur route bien lissées. C’est aussi elle qui m’a fait acheter une vraie paire pour les chemins, la Hoka Stinson 7, devenue depuis ma paire d’entraînement principale. Sur ce terrain-là, la différence ne se discute même pas.

Si tu viens de la route et que tu hésites à franchir le pas vers les chemins, c’est exactement le genre d’épreuve qu’il faut viser. Viens juste mieux équipé que moi.

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