Test complet de la Hoka Clifton 9 après 530 km de running : confort, usure, amorti, respirabilité. Mon avis terrain honnête sur cette chaussure de footing.
La Clifton, c’est le best-seller de chez Hoka, et c’est d’ailleurs avec elle que j’ai repris sérieusement le running. Mais comment vieillit-elle vraiment ? Après avoir dépassé la barre symbolique des 500 kilomètres, j’ai un avis tranché sur la question. Débrief complet de cette « daily trainer », pour voir si elle peut être intéressante pour tes objectifs.
Conditions du test
- Kilométrage : 533 km au compteur aujourd’hui, dont l’essentiel accumulé avant la première version de ce test.
- Usage : des usages variés au début, puis une spécialisation progressive sur mes sorties d’endurance fondamentale et mes footings de récupération.
- Terrains : principalement route et chemins stabilisés, plus une incursion en course nature dont je parle plus bas.
- En course : un seul dossard avec elle aux pieds, la Brécéenne 2025, un trail que j’ai découvert en arrivant, et depuis, un rôle de paire d’échauffement les matins de course.
Caractéristiques techniques
| Caractéristique | Détail |
|---|---|
| Marque | HOKA |
| Modèle | Clifton 9 |
| Poids | ~248 g (T42) |
| Drop | 5 mm |
| Amorti | Mousse CMEVA (épaisse et moelleuse) |
| Matière | Mesh technique respirant (sur le papier) |
| Usage | Entraînement quotidien, récupération, sortie longue |
| Prix | 150 € |


Sur le terrain
Après plus de 500 bornes, la première chose qui frappe, c’est son confort. L’amorti, véritable signature de la Clifton, est toujours au rendez-vous. C’est moelleux, ça absorbe les chocs, et c’est exactement ce que je recherche aujourd’hui pour mes sorties en zone 2. Quand il s’agit de dérouler tranquillement sans se soucier du chrono, elle fait le job à merveille.
Côté usure, c’est du costaud. Contrairement à des modèles plus « racing » dont la semelle fond comme neige au soleil, la Clifton 9 encaisse les kilomètres sans broncher. La structure de la chaussure ne s’est pas affaissée, ce qui prouve une bonne durée de vie.
Cependant, tout n’est pas rose. J’ai noté un bémol qui peut devenir gênant selon la saison ou l’intensité : la gestion de la chaleur. Le mesh est épais, confortable certes, mais il manque de respirabilité. Sur des sorties longues ou par temps chaud, le pied a tendance à chauffer, ce qui peut expliquer certaines sensations d’échauffement ou d’ampoules que j’ai pu ressentir par le passé.


La seule course que j’ai courue avec : le trail de la Brécéenne
Le 27 septembre 2025, j’ai pris le départ de La Brécéenne avec elle : 13,7 km et 136 m de dénivelé positif à Brécé, près de Rennes. Le problème, c’est que je ne savais même pas que c’était un trail. Je suis arrivé comme pour un 10 km sur route, Clifton aux pieds. Et le parcours m’a servi des traversées de champs, des sous-bois, un ruisseau et même un tunnel à franchir les pieds dans l’eau.
Sur le plat et le stabilisé, rien à redire. Dès que le sol devient gras, la semelle n’accroche plus : très glissant, voire dangereux par endroits. La course s’est courue vite, le rythme était soutenu du début à la fin, et c’est resté ma course préférée de 2025. Mais clairement pas grâce à mes chaussures.
C’est exactement cette course qui m’a poussé à acheter une vraie paire de chemins, et j’explique tout ça dans mon test de la Hoka Stinson 7. La Clifton 9 est une chaussure de route : lui demander du terrain gras, c’est lui demander ce pour quoi elle n’a pas été conçue, et le reproche est pour moi plus que pour elle.
Depuis, elle a trouvé un autre rôle les jours de dossard : celui de paire d’échauffement. Avant Tout Rennes Court en octobre 2025, comme avant le Marathon Vert Rennes que j’ai couru en duo Bâti-Armor, j’ai fait mes deux kilomètres de dérouillage avec elle avant d’enfiler la Mach X 2 pour le départ. C’est un usage auquel je ne pensais pas en l’achetant, et il lui va très bien : on veut du moelleux et zéro contrainte pendant l’échauffement, pas du dynamisme. Si tu cherches d’autres événements du coin, je regroupe mes retours sur les courses de running que j’ai faites ou préparées.
Ce que j’ai aimé
L’amorti inépuisable : même après 530 km, la semelle intermédiaire garde ses propriétés. C’est la chaussure qui protège mes articulations sur les sorties longues et qui me permet de faire du volume dans ma préparation.
La durée de vie : c’est un investissement rentabilisé. La semelle extérieure et le mesh résistent très bien à l’abrasion. On sent qu’on peut l’emmener loin.
La facilité d’entretien : un point pratique qu’on oublie souvent, elles sont faciles à laver. Elles ressortent propres et ne bougent pas, ce qui est appréciable pour une chaussure qui mange du kilomètre par tous les temps.
Ce que j’ai moins aimé / à savoir avant d’acheter
Le manque de respirabilité : c’est le revers de la médaille du confort « chausson ». Le pied respire moins bien que dans d’autres modèles. Si tu as tendance à beaucoup transpirer des pieds ou si tu cours souvent par forte chaleur, c’est un point à surveiller, car cela peut favoriser les ampoules sur la durée.
L’accroche dès que ça glisse : la semelle est pensée pour le bitume et le chemin sec. Sur de la terre humide ou des racines, elle décroche, et la Brécéenne me l’a rappelé sans ménagement. Ce n’est pas un défaut, c’est une limite de catégorie, mais mieux vaut la connaître avant de s’inscrire à une course nature avec.
Le manque de dynamisme : dès qu’on veut hausser le rythme, la mousse absorbe plus qu’elle ne renvoie. Pour mes séances de fractionné ou de tempo, je bascule sur une autre paire.


Où elle en est aujourd’hui dans ma rotation
533 km au compteur, et un compteur qui ne bouge quasiment plus. Depuis que la Stinson 7 est arrivée en décembre 2025, c’est elle qui a récupéré les footings, les sorties longues et les chemins. La Clifton 9, elle, garde l’échauffement d’avant-course et les sorties où je veux du simple.
Ce n’est pas un désaveu, c’est de la rotation : une paire qui a fait son travail pendant 500 km ne devient pas mauvaise le jour où une autre prend le relais, elle change de poste. Je détaille l’ensemble de mes paires dans ma rotation Hoka.
À qui je recommande la Hoka Clifton 9
Je recommande la Hoka Clifton 9 :
- Aux coureurs qui cherchent une chaussure robuste pour accumuler les kilomètres.
- À ceux qui veulent une paire dédiée aux footings en endurance et à la récupération.
- Aux débutants qui privilégient l’amorti et la protection avant la vitesse.
- À ceux qui préparent un 10 km et veulent une paire fiable pour tout le volume de la prépa, la paire de course étant une autre histoire.
En revanche, elle est moins adaptée :
- Si tu cours régulièrement sur des chemins gras ou techniques.
- Si tu transpires beaucoup des pieds ou si tu cours l’été par grosse chaleur.
- Si tu cherches du rebond pour tes séances rapides.
Le verdict de The French Run
La Hoka Clifton 9 reste une valeur sûre, un véritable « tracteur » fiable et confortable pour les sorties quotidiennes. Si elle montre ses limites en respirabilité, attention aux échauffements l’été, et sur les terrains gras, elle compense par une durabilité exemplaire et un amorti qui ne lâche pas, même après 500 km. C’est la paire que je sors quand je veux courir longtemps, doucement, et oublier le bitume.
Voir aussi mon premier test de la Clifton 9, écrit bien avant les 500 km
Pour en savoir plus sur la marque Hoka
