Mon test de la boisson Runfinity Isotonique citron givré sur un enchaînement vélo et course à pied : glucides, électrolytes, goût, digestion et combien de bidons pour tenir 60 g/h.

Collaboration commerciale : produit offert par Runfinity.

Runfinity est une marque française pensée pour les sportifs d’endurance, et son Isotonique Performance Énergie coche sur le papier toutes les cases : ratio 2:1, quatre électrolytes, fabrication en France. Plutôt que de la découvrir sur un simple footing, je l’ai testée sur un enchaînement vélo puis course à pied de plus de 2 h. Verdict : c’est la boisson que je vais utiliser samedi sur le 14 km de La Brécéenne. Voici mon test de Runfinity Isotonique, calculs de ravitaillement compris.

Pourquoi j’ai testé Runfinity Isotonique

Sur un effort long, boire ses glucides a un gros avantage : pas d’emballage de gel à ouvrir en pleine allure, pas de texture à avaler quand le souffle est court. Une boisson bien dosée règle une partie du ravitaillement et de l’hydratation en même temps, et c’est sur le vélo qu’on a le plus de facilité à boire.

Jusqu’ici, j’ai surtout utilisé la boisson ISO+ de Decathlon à l’entraînement et les gels Maurten 100 en course. Ce que j’attendais de Runfinity, c’était une boisson plus aboutie que la ISO+ côté formulation, capable de tenir sur un effort long et varié sans me retourner l’estomac.

Pot Runfinity Isotonique Performance Énergie tenu en main

Mes conditions de test

J’ai utilisé Runfinity Isotonique sur un enchaînement vélo puis course à pied, à la mi-septembre :

  • 40 km de vélo sur les routes de la Côte d’Émeraude, avec 356 m de dénivelé positif, en 1 h 12 (environ 33 km/h de moyenne), avec un bidon de 800 ml de Runfinity et un bidon de 500 ml d’eau plate
  • 10 km de course à pied en 50 minutes, soit 5 min/km
  • plus de 2 h d’effort au total
  • une intensité soutenue, donc bien au-dessus de l’endurance fondamentale, là où la digestion est la plus mise à l’épreuve

C’est un seul effort, mais un effort exigeant : si une boisson doit poser problème, c’est généralement dans ce genre de contexte.

Ce qu’il y a dans le bidon

Valeurs nutritionnelles au dos du pot Runfinity Isotonique

CaractéristiqueValeur
SaveurFraîcheur citron givré (citron-menthe)
FormatPot de 672 g, 16 portions de 42 g
Glucides par dose38,6 g, ratio 2:1 (maltodextrine + glucose / fructose)
Électrolytes par doseSodium 250 mg, potassium 300 mg, chlorure 382,5 mg, calcium 100 mg
VitaminesC (80 mg, via acérola) et E (6 mg)
Dosage42 g dans 500 ml ou 84 g dans 1 L, 1 à 2 dosettes par jour
FabricationFrance (Valserhône, Ain)
AllergènesSoja, traces possibles de lait et d’œufs
Prix34,90 € le pot, soit environ 2,18 € la dose

Le ratio 2:1 est le point technique à retenir. En associant maltodextrine et glucose à du fructose, la boisson utilise deux voies d’absorption différentes dans l’intestin. Résultat : on peut assimiler davantage de glucides par heure qu’avec une seule source de sucre, et c’est souvent mieux toléré par l’estomac, qui est justement le point faible de beaucoup de coureurs.

Si tu te demandes quand une boisson isotonique a vraiment de l’intérêt en course à pied, j’ai détaillé tout ça dans mon guide : Boissons isotoniques : vraiment utiles pour les coureurs ?

Combien de bidons pour tenir un effort long ?

C’est la question que je me pose avec toute boisson d’effort. Un bidon ou une flasque de 500 ml au dosage standard apporte environ 39 g de glucides. Si je vise 60 g par heure sur un semi, un trail ou une sortie longue, un bidon à l’heure ne suffit pas : il faut compléter avec environ 20 g, soit un gel.

Le dosage renforcé (84 g dans 1 L) apporte 77 g de glucides. Mais attention, l’étiquette limite l’usage à 1 à 2 dosettes par jour. Sur un marathon ou un trail de plus de 3 h, Runfinity ne peut donc couvrir qu’une partie du ravitaillement : le reste viendra des gels, des barres ou des ravitaillements de course.

Sur un enchaînement vélo puis course à pied, le calcul est plus simple : le vélo dure un peu plus d’une heure, c’est le bon moment pour boire l’essentiel de ses glucides, avant d’attaquer le 10 km où l’on boit beaucoup moins facilement. Ma stratégie ce jour-là était simple : un bidon de 800 ml de Runfinity pour l’énergie et les électrolytes, et un bidon de 500 ml d’eau plate à côté pour l’hydratation. Au dosage standard (42 g pour 500 ml), 800 ml représentent environ 1,6 dose, soit un peu plus de 60 g de glucides sur 1 h 12 de vélo : environ 50 g par heure, sans jamais saturer l’estomac. Résultat, je suis descendu du vélo avec de l’énergie et le ventre tranquille, parfait pour attaquer le 10 km.

Ma stratégie pour La Brécéenne

Samedi, c’est avec Runfinity que je vais courir le 14 km de La Brécéenne, le trail de Brécé près de Rennes. L’an dernier, je m’y étais aligné sans gourde, sans même savoir que c’était un trail : mon récit de course raconte comment ça s’est passé. Cette fois, je pars avec ma boisson.

Sur un peu plus d’une heure d’effort, 500 ml au dosage standard apportent environ 39 g de glucides et 250 mg de sodium, de quoi couvrir l’essentiel des besoins sur ce format. Le vrai avantage en trail, c’est de pouvoir boire quelques gorgées dans les portions roulantes, sans avoir à ouvrir un gel les mains pleines de boue.

En course à pied pure, il faut en plus penser au volume : porter 1 L de boisson, c’est un gilet ou deux flasques de 500 ml.

Runfinity conseille de boire par petites quantités toutes les 10 à 15 minutes. Sur le papier, c’est simple. En pleine course, entre une relance, une côte ou un groupe à suivre, on oublie vite. Le plus efficace, c’est de programmer un rappel sur sa montre ou son compteur : quelques gorgées à chaque vibration, et le bidon se vide régulièrement au lieu d’être avalé d’un coup quand la soif arrive.

Côté sodium, 250 mg par dose reste modéré. Sur plus de 2 h d’effort en septembre, ça m’a suffi, mais par forte chaleur ou pour les gros transpirants, des pastilles de sel peuvent compléter.

Mon astuce : la plupart des montres GPS et des compteurs vélo permettent de programmer un rappel de boisson dans les alertes du profil d’activité. Un rappel toutes les 15 minutes suffit pour la majorité des efforts et évite le coup de moins bien du dernier tiers.

Ce que j’aime

  • Le citron givré : un goût frais et léger, qui reste agréable même quand la boisson a tiédi dans le bidon. On est loin de l’effet sirop écœurant de certaines boissons fruits rouges.
  • La digestion : aucun inconfort, ni sur le vélo ni sur le 10 km qui suit, alors que c’est justement l’enchaînement où l’estomac a tendance à protester.
  • Le ratio 2:1, un vrai plus pour les efforts longs où l’on cherche à absorber beaucoup de glucides
  • Le rythme de prise facile à tenir : quelques gorgées régulières suffisent pour garder un apport en glucides constant
  • Le dosage modulable : on peut charger plus en glucides par temps frais et diluer quand il fait chaud
  • Le made in France et une formulation plus complète que la ISO+ Decathlon (quatre électrolytes, deux vitamines, ratio 2:1), qui justifie un prix plus élevé à la dose

Ce que j’aime moins

Pour être honnête, je n’ai constaté aucun défaut pendant l’effort. Le seul bémol vient de la préparation du bidon, les autres limites tiennent au produit lui-même :

  • Une seule saveur, ce qui peut lasser sur un bloc de préparation marathon
  • Limité à 2 dosettes par jour selon l’étiquette, donc insuffisant seul pour un marathon ou un trail long
  • Pas simple à mélanger : la poudre forme des grumeaux, mieux vaut laisser reposer la solution quelques minutes avant de secouer à nouveau
  • Pas suffisant seul pour 60 à 90 g/h au dosage standard, il faut une stratégie complémentaire
  • Sodium modéré pour les longues sorties d’été
  • Environ 2,18 € la dose, un budget à prévoir si on l’utilise à chaque entraînement

À qui je la recommande

Pot Runfinity Isotonique saveur fraîcheur citron givré, 16 portions

Je recommande Runfinity Isotonique :

  • aux coureurs qui veulent une boisson énergétique pour les sorties longues de 1 h à 2 h 30
  • à ceux qui préparent un semi-marathon et veulent tester leur stratégie de ravitaillement à l’entraînement
  • aux traileurs qui préfèrent boire plutôt que manger en courant, sur des formats de 10 à 20 km comme La Brécéenne
  • aux sportifs qui enchaînent vélo et course à pied et veulent une boisson digeste sur les deux
  • si tu cherches une saveur fraîche, moins écœurante que les goûts fruits rouges classiques

Précision importante : la boisson est déconseillée aux enfants de moins de 10 ans et aux personnes atteintes de néphropathie.

Mon verdict

Runfinity Isotonique m’a convaincu sur un effort exigeant de plus de 2 h : goût frais du début à la fin, aucun souci digestif, même en enchaînant vélo et course à pied. Son principal atout, c’est une formulation sérieuse (ratio 2:1, quatre électrolytes) dans une boisson agréable à boire. La limite à garder en tête, c’est qu’elle ne couvre pas à elle seule les besoins d’un effort très long : il faut la compléter avec des gels. Elle m’a en tout cas assez convaincu pour devenir ma boisson de course sur La Brécéenne. À environ 2,18 € la dose, c’est plus cher qu’une boisson d’entrée de gamme, mais le rapport qualité-prix me semble juste pour les courses et les séances clés.

Acheter la boisson isotonique Runfinity

VerdictRunfinity Isotonique
4.5/5
Testé et approuvé par The French Run